Beaucoup d’entre nous l’attendait avec impatience et ça y est, Bridget Jones fait enfin son grand comeback ! Il aura fallu attendre pratiquement 12 ans avant de découvrir la suite des nouvelles aventures de notre célibataire préférée. Alors, verdict ?

Oui, de l’eau a coulé sous les ponts. Séparée de Mark Darcy avec qui elle avait vécu une longue histoire, le statut du célibat semble coller à une Bridget désormais centrée sur sa carrière professionnelle et ses amis. Mais voilà, c’était sans compter sur la rencontre avec Jack et le retour dans les bras de Mark que la vie de notre héroïne bascule : celle-ci découvre qu’elle est enceinte, mais qui est le père de l’enfant ?

Autant le dire tout de suite, Bridget Jones Baby est une réussite en tout point. Il faut dire qu’après un second volet décevant, c’est avec une légère crainte que le public découvre le film qui s’avère être une belle surprise contre toute attente, et qui surtout, ravira aussi bien les nostalgiques que les néophytes. La réalisatrice Sharon Maguire, à qui l’on doit l’adaptation du cultissime Le Journal de Bridget Jones écrit par Helen Fielding sorti 2001, nous livre ce troisième volet d’une fraîcheur sans précédant allant même jusqu’à se hisser à la hauteur du premier opus si ce n’est le transcender pourrait-on dire !

En effet, Bridget Jones Baby s’offre un scénario original (signé par Emma Thompson que l’on retrouve notamment dans le film) contre la trame initiale du livre. Celui-ci évite les clichés trop gnan gnan des comédies romantiques pour apporter un vent de fraîcheur grâce à des références plus actuelles. Il est vrai que l’on aurait pu s’attendre à une comédie « réchauffée » se reposant sur sa notoriété d’antan, mais ici que nenni. L’humour du film est puisé sans exagération dans des situations qui s’enchaînent, plus cocasses les unes que les autres. On se délecte des dialogues, si bien que les minutes passent sans que le spectateur n’ait le temps de lever les yeux, le tout doté d’un fil conducteur bien ficelé qui nous tiendra en haleine jusqu’à la toute fin du film.

Côté casting, ce troisième volet marque aussi les retrouvailles entre Renée Zellwenger (Retour à Cold Mountain, Chicago) et Bridget Jones, personnage qu’elle ne semble jamais avoir quitté. Certes, les années ont passé, et même si l’image de Bridget a bien évolué, l’actrice triomphe dans son rôle. C’est sans compter que l’on retrouve avec plaisir le so british Mark Darcy (#TeamDarcy) joué par le talentueux Colin Firth (Kingsman,Le Discours d’un Roi) et l’irrésistible américain Patrick Dempsey (Grey’s Anatomy, Valentine’s Day) dans le rôle de Jack Qwant apportant un nouveau souffle à la saga. Le trio trouve un juste équilibre, et la complicité que l’on retrouve entre ses deux partenaires peaufine le tout avec soin.

C’est donc avec un sentiment de liberté que semble vouloir incarner notre chère Bridget Jones dans ce troisième volet. Celle-ci, bien que toujours célibataire et dépassée par la quarantaine, affirme son statut de femme libérée et épanouie dans son travail. Et ça fait plaisir ! D’une sensibilité omniprésente tout au long du film, notre héroïne continue de toucher les générations grâce à son caractère, véritable antidépresseur.

La magie est toujours présente et l’attente bien plus que payante. Avec un casting en béton, difficile de trouver des défauts pour Bridget Jones Baby, d’une incroyable réussite et véritable apologie à l’amour de soi que l’on souhaite voir et revoir sans modération.

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